Depuis ma plus tendre enfance, l’interjection « continue comme ça et je t’envoie chez ta tante » sifflait à mes oreilles à chacune de mes bêtises. Je ne sais pourquoi, mais c’était assez radical comme slogan et je filais droit les jours suivant la réprimande. Au fil des années, la sommation persistait. Toutefois, je n’étais plus dupe. Ni mon père, ni ma mère n’avaient de sœur. Alors de leur prophétie, je ne m’inquiétais guère.
Un jour, fou de rage, j’ai mis le feu à la grange du père Liotard. Son fils avait sournoisement attiré les sentiments amoureux de Solange, ma petite amie. Je suis sûr et certain que j’étais à deux doigts de faire la chose avec elle. Alors, comme j’étais constamment sanctionné parce que j’avais soi-disant la main leste envers mes camarades, j’ai opté pour une action autre que de lui taper dessus. J’incendiais. La sentence parentale tomba sans délai. Un billet de train pour Le Havre fut pris, et malgré mon jeune âge et mes larmes, je dus me résigner à la volonté de mes parents de me rendre… chez ma tante.
Le jour du départ, mes vêtements étaient ceux de la fin de semaine de mon père. A seize ans, j’avais sa taille et sa corpulence. Seuls mes cheveux blonds et longs nous différenciaient. J’avais l’air d’un parfait nigaud. J’étais conforté dans mon idée par la multitude d’yeux braqués sur moi. Je n’avais jamais été autant dévisagé. D’une part, parce que je n’avais jamais quitté le village. D’autre part, parce que je n’avais jamais croisé autant de monde. Même les quinze jours annuels du comice agricole ne réunissaient pas la moitié de cette foule qui se trouvait là, devant la gare Saint-Lazare.
J’avais bien un peu entendu parler de Paris, où j’étais rendu, afin de changer de train pour monter jusqu’au Havre. J’étais loin d’imaginer cette ruche gigantesque. Des voitures partout et certaines avec juste une seule personne à l’intérieur. Sur la gauche, un essaim de cars. Plus qu’il n’en passe au village en une année. J’avais la berlue. Je me suis assis sur ma valise et, là, les gens, surtout des femmes, se sont mises à me regarder. J’ai discrètement passé en revue mes boutons, mes lacets, mon col de chemise, ma casquette, rien ne méritait que l’on s’y attardât plus que ça.
Ou alors, mais je ne peux le croire, ils savaient où j’allais.
Ils compatissaient de ce que j’allais endurer. Mais, comment pouvaient-ils connaître ma tante ? Moi-même, je pensais ne pas en avoir. Cela doit faire partie des mystères, que l’on n’explique pas, comme l’avançait le père Amon lorsque nous lui posions des questions auxquelles il ne pouvait ou ne voulait pas répondre.
De toute façon, l’énigme concernant ma tante, allait bien finir par se lever puisque je me rendais chez elle.
N’ayant pas un sou de monnaie, je n’avais d’autre solution pour me restaurer que d’ingurgiter le casse-croûte que maman m’avait préparé. Je n’avais rien contre. Seulement, il était énorme et peu pratique. J’allais m’en mettre partout si je l’attaquais, là, maintenant. Ma pauvre mère devait en avoir gros sur la conscience de me faire quitter la maison. Elle a dû chercher à se faire pardonner en mettant plus d’assortiments qu’il n’en fallait. Le pain baignait littéralement dans la tomate, les œufs, les concombres et autres condiments sans parler de la sauce. On aurait dit de la soupe. Vu comme on m’examinait, je n’avais pas envie d’en rajouter en tâchant mon beau costume. Mon estomac, lui, n’avait pas l’habitude de tant de chipotage et il criait famine. Je me sentais même défaillir. On s’en aperçut. Une femme qui sentait très bon me tapota l’épaule.
-« Vous devriez entrer et vous asseoir sur un banc. Vous seriez plus à l’aise. Je peux vous aider. Voulez-vous me suivre ? »
Je ne lui répondis pas. Maman me l’a répété mille fois avant mon départ. Réfléchis avant de faire les choses, tu sais que cela ne te réussis pas d’agir vite. Je suis resté figé. J’ai tourné la tête vers l’essaim de cars. Elle m’a susurré dans le creux de l’oreille un « dommage » très gentil. On aurait dit Solange. Elle est partie.
Je pris la décision de m’approcher du quai d’embarquement où j’allais peut-être trouver un petit coin discret pour manger et m’assoupir. Il me restait plus d’une heure d’attente. Je connaissais bien mal les us et coutumes des Parisiens. Les gens étaient agglutinés les uns sur les autres. Ils étaient tellement beaux et si parfaitement vêtus qu’il était hors de question de me ridiculiser devant eux, moi le campagnard, avec mon peu de manières. J’ai deviné une de mes premières leçons. Paraître, en ville, est mieux qu’être.
J’étais dans un état second à mon arrivée au Havre. Mes sens étaient si obnubilés par la faim que je ne savais plus si l’on devait venir me chercher ou si je devais me rendre chez ma tante. N’en pouvant plus, je me suis engagé dans une ruelle. J’ai sorti le sac regorgeant de victuailles. Ce qui devait arriver arriva. Pas un seul échantillon des nombreux condiments ne manquait sur mon complet sombre. En un sens, je me suis senti plus à mon aise. Je me ressemblais davantage. Si mes parents m’avaient vu si désemparé,aussi triste, auraient-ils persisté à m’envoyer chez ma tante ?
Ma tante ! Je dois me rendre chez ma tante !
Revigoré, tout me revint. Ma très chère mère avait sur une feuille de papier noté les coordonnées de sa sœur. Ou celles de mon père ? Je ne sais toujours pas. Qu’importe, il me fallait retrouver ce document. Ce fut rapide. Il venait de me servir de serviette ou d’assiette et tout ce qui n’était pas tombé sur mes chaussures ou sur mon pantalon était sur cette feuille, devenue molle et sans forme. Impossible d’y lire quoi que ce soit. Epuisé, perdu, je ne parvins pas à retenir mes larmes. J’étais loin de correspondre au donneur de leçons que l’on croyait que j’étais au village. Mes sanglots attirèrent l’attention d’un monsieur de belle allure. Il s’enquit avec gentillesse de la raison de mon chagrin. J’allais l’envoyer promener, me passer les nerfs sur son dos, mais je m’entendis lui dire que je ne savais pas comment me rendre chez ma tante. Avec stupéfaction, et dans un grand sourire, je l’entendis, à son tour, m’indiquer le plus court chemin pour me rendre « chez » ma tante. N’en croyant pas mes oreilles, je le remerciais courtoisement, comme il se devait, trop heureux d’être sorti d’affaire et je filais. J’ai profité du temps de parcours pour méditer ma deuxième leçon. Ne jamais désespérer. Parler. Demander. L’autre, cet inconnu, peut vous aider. Pardon maman, mais des fois, il faut vite réagir, la preuve.
Aux cris des mouettes, aux bourrasques chargées d’iode, je ne devais être guère éloigné du port. La rue, ou plutôt la ruelle où logeait ma tante était exiguë et sombre. J’avançais doucement le nez rivé sur les plaques numérotées jusqu’au numéro 42, comme me l’avait indiqué le brave monsieur. Je n’avais jamais vu de maisons construites avec ces briquettes rouges. On aurait dit qu’elles étaient en feu. Je me souvins pourquoi j’étais là. Je n’étais pas fier. J’essuyais mes mains moites sur mon costume maculé de produits du terroir, avant de frapper à la porte. Mon sort était joué, j’allais être sévèrement réprimandé par ma tante. J’ai fermé les yeux, avalé ma salive, et tapé trois coups.
Ce n’est pas elle qui m’accueillit, mais sa gouvernante. C’est ce que j’en ai déduit. Je n’ai jamais vu ma tante, mais j’imagine qu’en sa présence ça se serait passé différemment. Les traits de cette femme étaient durcis par le temps. Elle avait un petit quelque chose des femmes de chez nous qui me rassura. A vrai dire, je ne pris pas le temps de bien la regarder. J’étais trop accaparé par le luxe et l’immensité du lieu qui s’était offert à moi après avoir rebattu l’épais rideau de velours rouge qui servait de frontière entre l’extérieur misérable et l’intérieur cossu de cette maison. La bouche ouverte, je passais en revue, les multiples statues, les immenses tableaux encadrés de gros cadres dorés. Des sièges moelleux, en-veux-tu en-voilà, de couleur rouge également, des lustres comme des soleils. Aucun rapport avec la petite rue déserte que je venais de quitter. Et encore moins avec la ferme de mes parents.
- « Vous préférez par là. C’est vous qui voyez. »
Elle me passa au crible et prononça, mollement, les yeux au plafond :
-« Vous êtes bien jeune malgré votre taille. Suivez-moi. »
Je bredouillai un vague : « vous êtes gentille », qui la fit à peine sourire. Elle partit d’un pas rapide et je n’avais d’autre solution que de la suivre à travers un dédale d’objets d’art plus précieux les uns que les autres. On doit se perdre facilement dans un pareil logis. Malgré ce décor, on ne doit pas rire tous les jours dans cette demeure. Après tout, c’était une punition qui m’emmenait en ces lieux, je ne devais pas l’oublier. Je m’interrogeais sur l’objet d’une troisième leçon. Une relation quelconque entre la magnificence du lieu et la sanction qui m’attendait, je n’en trouvais point. Je n’étais pas au bout de mes surprises.
La gouvernante me fit enter dans une pièce, une chambre. Un grand lit à baldaquin avec du linge propre. Des rideaux aux deux fenêtres. Une pièce attenante avec une vasque et le nécessaire pour la toilette. J’en ai déduit que ma tâche devait débuter là. J’étais bien embêté. Je voulais bien nettoyer, mais je ne savais pas par où attaquer. Je n’avais surtout pas de quoi « astiquer ». Je suis ressorti dans le couloir afin de demander le nécessaire, un balai, une toile… Je trouvai bien les lieux très propres, mais les recommandations de maman étaient claires. Alors, j’attendis. Longtemps. Enfin, cela me parut long. Le fait qu’il y ait du tissu au sol et sur les murs, rendait l’endroit très silencieux. Comme lorsqu’il neige au village. J’ai dû attendre plus d’une demi-heure, debout, somnolant légèrement, que la gouvernante réapparaisse. Elle me surprit.
-« Quoi, vous êtes toujours là ! Oh ! Ne me dites pas que je vous ai laissé devant cette porte fermée. Je perds complètement la tête ces jours-ci, il faut vraiment que je prenne quelques jours de repos. Ah si vous n’étiez pas si nombreux.
-Non, vous m’avez bien fait entrer mais, je n’ai rien trouvé pour « nettoyer ».
-Alors là, elle va m’entendre. Si avec ses grands airs, elle n’est pas fichue de faire le peu de ce qu’elle a à faire… Autant que je fasse tout. Voyons ça ! Mais, qu’est-ce que vous me dîtes, tout est là ! Vous avez deux serviettes. Du savon et l’eau. Elle a quelque peu refroidi mais elle était bien chaude quand je vous ai fait entrer. Que voulez-vous de plus ?
-Je… C’est pour moi cette chambre ? C’est pour moi… maintenant ?
-Mon garçon, ce n’est pas moi qui suis venue vous chercher. Vous êtes bien jeune, je ne connais pas vos parents. Mais, vous êtes là. Bérengère est occupée pour le moment. Mais quelque chose me dit qu’elle n’en aura pas pour bien pour longtemps. Une question d’âge peut-être. Sûrement. Profitez-en pour vous détendre. Dès que je croise Bérengère, je lui demande de vous apporter de l’eau chaude. C’est ça que vous attendiez, qu’on vous verse de l’eau bien chaude. De l’eau très chaude. Ah vous autres, vous allez me faire devenir folle. Trempez-vous, elle arrive. »
Je n’en croyais pas mes oreilles. Cette chambre était pour moi. Pardon maman. Ce lit était pour moi. Merci papa. Cette baignoire pour moi. J’étais puni et je n’avais jamais eu autant de chance de ma vie. Merci papa maman. De plus, j’avais bien entendu ce qui devait suivre. La petite Bérengère allait monter avec un bon sceau d’eau chaude qu’elle allait me verser sur le corps. Jamais maman n’avait fait cela. D’ailleurs, je n’aurais pas aimé qu’elle me voit tout nu. Par contre, si Solange... Allez, un mal pour un bien comme dit papa. Liotard, j’t’en veux plus. Je vais faire la chose avec une vraie dame. Vu que j’étais considéré comme un prince, j’allais me conduire comme un prince. Et la petite Bérengère… était grande. Bien plus grande que moi.
Je m’étais déshabillé. Pour mieux recevoir la petite suivante.
Assis dans l’eau tiède de la baignoire, je me détendais en me passant sur le corps cette énorme éponge que j’avais trouvée près du savon. C’était très agréable comme sensation. Je me faisais propre, en tenue d’Adam, en sachant très bien qu’une jeune personne allait me trouver dans cette situation. Il ne m’en fallait pas plus pour que mon sexe soit au garde à vous, prêt à l’emploi.
Quand Bérengère est entrée, sans frapper, elle poussa un petit cri. Mélange d’étonnement et de satisfaction. Un peu comme moi, lorsque je suis entré en ces lieux. Elle ne m’observa pas plus que ça, mais braqua ses yeux sur mon pénis. J’en fus gêné et pris le parti de me couvrir. Elle refusa cette discrétion. Elle m’arracha mon linge et me sortit de l’eau avec une force surprenante. J’étais assez costaud comme garçon et au village j’en profitais souvent envers les autres. Mais là, il ne m’est pas venu, ne serait-ce qu’une seconde, l’idée de refuser l’invitation au voyage. Comme une poupée, elle me transporta dans la chambre. Aux montants inférieurs du lit à baldaquin, elle me fixa les poignets. J’étais tourné vers le lit, les bras tendus vers le haut comme Jésus et dans le plus simple appareil. Elle restait dans mon dos. Je n’avais pas peur, un sourire, barrait même mon visage. Plus surpris de cette nouvelle tournure des choses qu’inquiet sur mon sort.
Et le premier coup s’est fait sentir sur mes fesses.
« Eh, ça va pas ? », lui dis-je comme une question bienveillante. Un deuxième coup de cravache s’est abattu sur mon postérieur. Je me la fermais.
La punition. C’était la punition.
J’en étais presque content. Ces coups mettaient fin aux extrapolations mentales qui m’avaient accompagnées le temps du voyage. Mais la honte était montée avec forte chaleur dans mes tempes. Quel effroyable quiproquo. Je venais de recevoir ma tante avec une érection de cheval. Tu parles d’une première rencontre. Ce n’est plus une punition que je méritais, mais un châtiment.
Un troisième coup me fit comprendre que c’est ce qu’il m’arrivait. J’acceptais silencieusement la sentence. Les coups étaient espacés l’un de l’autre de deux à trois minutes. Je les quémandais mentalement. Quand ils cinglaient ma partie charnue, un sentiment de satisfaction m’envahissait. Aussi curieux que cela puisse paraître, j’avais conservé ou retrouvé toute mon ardeur. Il faut dire qu’elle me caressait du bout de la verge les parties les plus sensibles de mon corps, avant de… frapper. Cette punition me faisait bander.
Je ne sais pas combien de temps a duré cette séance. Je sais que j’implorais le pardon pour mes fautes commises et que je remerciais à chaque coup mes parents de m’avoir envoyé en cet endroit, où recevoir la correction était synonyme de plaisir charnel.
J’ai dû m’évanouir en jouissant. C’était ma première fois. Quand, j’ai repris mes esprits, Bérengère se mouvait devant moi. Malgré sa tenue très excitante, petite jupe plissée, bas de soie noire fixés aux porte-jarretelles, petite chemise très, très, ouverte. Elle était vraiment très laide. Dans ma demi-inconscience, lors de ma punition, je l’avais idéalisée, fantasmée. Et là, je l’observais réunir mes vêtements afin, me sembla t’il, que je quitte les lieux. Ses bras, sa taille, sa mâchoire très marquée, sa petite moustache, ses jambes et son sexe ! Faisait d’elle un homme. Tonton ?
Tout penaud et sans commentaires, je me suis rhabillé. Elle a quitté la chambre après m’avoir demandé si j’étais satisfait. J’ai hoché la tête dans l’affirmative. Elle. Il. Sourit. M’invita à la rejoindre, à le rejoindre en bas pour son petit cadeau. Mon cœur s’est arrêté juste le temps qu’il faut pour ne pas mourir.
Mes vêtements étaient propres et sentaient bons. Dans une des poches, j’ai retrouvé une liste des étapes que je devais suivre rédigés de la main de maman. Il y était mentionné, le changement de train à la gare Saint Lazare. Le numéro du train pour Le Havre, son quai et l’heure du départ. J’étais fier de constater que j’avais bien tout suivi à la lettre. Sauf les indications de fin de page que maman, prudente, avait répétées au cas où je perdrais l’autre feuille. Chère maman. Madame Legrand Germaine, 38, quai Voltaire, Le Havre. Demander Germaine, c’est une cousine de papa qu’il a toujours appelé tata. Tu peux faire de même, elle sera contente. Sois gentil, elle est âgée. Elle a besoin d’un garçon fort comme toi. On t’aime, papa, maman.
Leçon suivante. Ne jamais dire « fontaine ».
Sans petit cadeau pour Bérengère, je me suis enfui par la fenêtre. J’ai trouvé la maison de « tata », à l’autre bout de la ville. Elle était comme on peut imaginer une tante. Une vraie. Le comble, c’est qu’après toutes ces années de terreur, elle n’était pas méchante pour un sou. Elle me serra dans ses bras, m’embrassa, elle piquait un peu, mais sa forte poitrine me rassura. Elle me proposa de m’asseoir pour me reposer de ce grand périple. Comme j’avais un peu mal aux fesses, timidement, du bout des lèvres, j’aiosé demander de la crème, prétextant qu’avec la longueur du trajet et l’incommodité des transports, mon postérieur avait subi quelques désagréments. Elle a rit. Moi aussi. Sa fille Sophie qui avait un peu plus de mon âge, également. Cette dernière proposa de me soigner. A une condition. Que je lui raconte les aventures qui m’avaient conduit jusqu’ici et le récit de mon voyage. De son côté, elle n’a jamais bougé. Je compris sa soif de savoir. Je fus on ne peut plus sincère. Depuis, quand elle fait des bêtises, et c’est souvent, à croire qu’elle le fait exprès, je m’habille comme Bérangère et comme elle, à l’aide de ma baguette, je lui enseigne les bonnes manières.
Date de création : 11/06/2009 @ 16:55
Dernière modification : 11/06/2009 @ 16:55
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