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Résonne à jamais en lui le rire de son enfant
Le jour de la mise en bière de son fils, il était absent. Occupé à des centaines de kilomètres de là, à acheminer son bétail en un lieu plus propice à la vente. Aussi, la dernière fois que ces deux-là s’étaient vus, le petit soufflait ses cinq bougies. De cette merveilleuse journée, subsistait le rire franc et joyeux de Brian qui résonnera à jamais en son cœur de père.
Il y avait deux mois que l’enterrement avait eu lieu et ceux qui le croisaient ne pouvaient toujours pas contenir leurs larmes. Son visage, habituellement bon et engageant était fermé et nul n’osait l’approcher. De toute façon que lui dire ? Que nous étions sincèrement désolés ? Que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers ? Que lui et les siens n’étaient vraiment pas chanceux ?
Il est vrai qu’il en a bavé et qu’il en bave encore, le John. A peine marié et heureux propriétaire de son ranch, sa femme l’avait quitté en mettant au monde le fruit de leur amour. Sans l’aide de sa sœur, Betty, le petit Brian, n’aurait survécu. Voici que le malheur frappe à nouveau en lui arrachant sa progéniture, rassemblant ses deux amours dans l’inaccessible. Ils reposent tous deux sous le grand chêne à proximité de la rivière, là où ils aimaient déjeuner lorsqu’ils étaient tous les trois réunis.
Evidemment, il ne pouvait plus vivre en ces lieux. Sa sœur fut chargée de vendre ses biens ; il lui ferait savoir en temps et en heure où lui envoyer l’argent. Une partie tout au moins, car il lui laissait la plus grande part pour elle et sa famille ainsi que tous ses vœux de bonheur.
Il allait prendre la route.
Malgré les recommandations de Betty, il n’emporta rien. Aucun souvenir et encore moins de quoi se réinstaller ailleurs. Il était juste monté dans le grenier prendre une sorte de sac marin long comme un édredon qu’il avait ensuite ficelé à l’arrière de sa selle. Il laissa à l’écurie sa monture habituelle et prit on ne sait pourquoi le jeune étalon qu’il réservait à son fils. Un baiser sur le front de sa sœur et une poignée de main à Andrews, son beau-frère clôtura les formalités du départ. Il n’a jamais vraiment été bavard, le John.
De la plus haute colline du ranch, Betty et son mari l’avaient suivi des yeux jusqu’à ne plus le voir.
Il était parti droit devant, fuyant toutes les routes qu’il connaissait. Ceux qui apprirent le lendemain son départ et la direction dans laquelle il s’était engagé grimaçaient sans rien dire. Facile de comprendre leur silence : il ne reviendrait pas.
Le désert est rude par là. Pas de point d’eau, si ce n’est dans les rochers du Sauveur que peu de personnes savent localiser. Il valait mieux d’ailleurs éviter ces cailloux peuplés d’Indiens et autres bandits à l’affût de caravanes bondées de victuailles ou mieux encore de bijoux, que ceux du Nord emportaient avec eux pour mieux conquérir ce grand Ouest encore sauvage.
Il partageait avec sa monture le peu d’eau qu’il avait emporté. Il voulait l’épargner, elle, de ce destin tragique dans lequel il s’était lancé. Il avait bien pensé, au lieu de prendre la route, à la pendaison ou à se mettre une balle dans la tête, mais c’eût été faire plaisir au démon qui le harcelait. Alors, sans trop savoir pourquoi, il avait sellé ce cheval devenu dans l’immensité sableuse le seul témoin de son incommensurable tristesse. Il lui promit à haute voix qu’à la première opportunité, il l’abandonnerait à sa destinée, comme il l’avait fait pour Betty, sa seule famille, à tout jamais derrière lui. Il fut surpris par l’attitude du cheval qui manifesta de l’humeur comme s’il avait compris ses paroles.
Il reformula sa promesse en assurant à l’animal que les meilleures conditions devraient être réunies avant que leurs routes se séparent. Il n’en fallut pas moins pour que le cheval soit satisfait et il le fit comprendre en hochant la tête de bas en haut. John ne put s’empêcher de sourire. Mine de rien, son plan venait de changer. Il se devait à présent de gagner une ville et ainsi tenir la parole qu’il venait de donner à son compagnon de route.
La nuit était glaciale et le vent levaitviolemment d’infimes cristaux qui lui cinglaient le visage. Il sauta à terre et s’allongea sur le sol afin de ne point faire obstacle à cette force surhumaine. L’étalon le surprit encore en l’imitant. Etendu sur le flanc, il hennissait singulièrement, comme s’il voulait faire comprendre quelque chose à John. Ce dernier mit un certain temps à saisir que la bête l’invitait à se blottir au creux de son ventre. Une fois calé contre l’animal, il s'abandonna et s’endormit.
Au petit matin, il eut été facile de passer près de ce duo sans le remarquer tant ils étaient couverts de sable. Le soleil commençait à brûler tout ce que ses rayons balayaient sur son passage.
À peine avaient-ils commencé à se relever qu’un sifflement mortel se fit entendre. Le cheval transi de peur fut dans l’impossibilité de poursuivre le moindre mouvement. Le tueur à sang froid l’avait pris pour cible et était à parfaite distance pour foudroyer sa proie. De la grande longueur de son corps, la première moitié en était hissée. La tête du serpent restait fixe, yeux dans les yeux avec l’étalon, juste une légère ondulation le différenciait d’une branche morte. Le temps était suspendu. Les naseaux fremissants du cheval étaient réduit, au minimum vital. L’ombre d’un immense rapace ombra une fraction de seconde la scène immobile. Dans l’immensité du désert, la déflagration n’eut aucun écho. John fit mouche et ce furent seulement quelques fragments du crotale qui atteignirent le chanfrein du cheval.
Ce dernier ne put s’empêcher de congratuler son maître en dessinant des cercles autour de lui, en se cabrant magistralement, le poitrail bombé, en cherchant les caresses qu’il obtint de bon cœur. John empaqueta habilement la dépouille du reptile pour un prochain repas. Il leur fallait à présent quitter cet endroit qui devenait un véritable grill et les cris affamés du grand carnassier les poussaient à le faire prestement.
L’avancée se faisait difficilement dans cette atmosphère sableuse. Ils marchaient l’un derrière l’autre, tantôt John était en tête, tantôt « l’Intriguant » passait devant. Il avait été baptisé de la sorte suite aux intrigantes manières dont il avait usé pour communiquer avec son maître.
-«Tu sais l’Intriguant, t’es un drôle de canasson. Y t’manque que la parole pour être un brave compagnon. T’avise pas toutefois d’être trop sentimental. J’t’emmène à la ville et chacun sa route. De ton côté, je suis sûr que tu feras un heureux. D’mon côté, j’veux pas grand-chose. D’ailleurs sans toi, j’serais p’t’être déjà mort. Ça me coûte de vivre.»
Il eut juste le temps de finir sa phrase qu’il fut littéralement jeté face contre terre. Il se releva d’un bon et dégaina son colt avec la ferme intention de punir le coupable. Face à lui, l’étalon soutenait son regard méchant. La scène du serpent se rejouait à nouveau - l’un et l’autre, immobiles - seule la crinière et la queue pour l’un, quelques mèches de cheveux pour l’autre, ondulaient. Les témoins étaient les mêmes, le soleil toujours plus chaud, les faisait ruisseler, le vautour toujours rapace attendait le dénouement.
John s’écroula sur ses genoux ; le dos courbé, dissimulant de la sorte les larmes qui se mêlaient à la sueur, le mélange lui brûlant affreusement les yeux. Il était anéanti, à bout de force. Il rengaina doucement son arme et se frotta le visage comme pour se réveiller ou tout au moins reprendre ses esprits. Il croisa à nouveau le regard du cheval et reçut en plein cœur toute la bonté qu’il s’en dégageait.
- « Tu veux pas que j’ m’apitoie sur mon sort, toi, hein ! Tu veux pas m’entendre dire que ma vie n’a plus d’intérêt. Tu veux me voir la tête haute… »
L’Intriguant émit avec ses lèvres un faible son approbateur. Il s’approcha de John et le poussa doucement de la tête.
- « Oui ! Oui, mon beau ! Doucement ! Doucement ! Qu’est-ce que tu fais ? T’es encore en train de me faire la conversation, toi ? Qu’est-ce tu dis ? »
A présent, il poussait John dans le dos, le forçant à se relever.
- « Il faut pas traîner dans le coin ? Hein ? C’est ça que tu me dis ! Fichtre ! Je t’ai pris sur un coup de tête avant de partir en laissant ma vieille canaille au ranch et v’la que tu veux pas que je ’meure de mon malheur. On voit bien qu’tu souffres pas, toi. On voit bien… C’est vrai qu’on ne vous épargne pas, non plus. A peine vous arrivez au monde qu’on vous… »
Il se tut, releva son chapeau d’une main et de l’autre lissa ses cheveux en arrière et remit son couvre-chef. Il jeta un œil soupçonneux à sa monture qui l’avait écouté attentivement. Il haussa les épaules en prononçant quelques mots avant de reprendre la route :
- « Quelque chose me dit que tu dois avoir une idée dans le crâne, ou peut-être bien que je deviens fou ?».
La moitié de leurs membres respectifs disparaissait à chaque pas qu’ils faisaient. Il leur fallut plus d’une heure pour gravir une dune de taille moyenne. Mais cela valait le coup, les rochers du Sauveur étaient face à eux et cela à moins d’une demi-journée de marche. Ils allaient pouvoir se reposer à l’ombre et remplir la gourde dont ils venaient de partager le fond.
Malgré leur épuisement, ils parcoururent les derniers mètres en courant. Il s’en était fallu de peu pour que l’homme et la bête succombent de déshydratation. Et une fois encore ce n’était pas la présence du vautour qui affirmait le contraire.
Il en bavait de jalousie le rapace quand les premières odeurs de viande grillée atteignirent les hauteurs. John se délectait et reprenait des forces. L’Intriguant n’était pas en reste avec l’herbe grasse qui entourait le point d’eau. Ainsi tous deux auraient répondu par l'affirmative s’ils avaient été interrogés sur le bienfondé du nom de ce petit paradis : les rochers du Sauveur.
Alors, est-ce par l’odeur alléchante du reptile grillé ? Est-ce parce que l’eau était fraîche et l’herbe grasse ? Ou simplement parce que ce lieu était providentiel pour les bonnes et les mauvaises âmes ? Quoiqu’il en soit, ils étaient cinq cavaliers à mettre pied à terre. Ils n’avaient pas l’air fatigués, ni plus assoiffés que ça. Ils étaient bruyants et parlaient haut de ce propos qu’ils pensaient être seuls à échanger. Ils se trompaient.
L’Intriguant avait perçu le danger bien longtemps avant même que le bruit des sabots de la horde retentissent à l’oreille de John. Comme à son habitude maintenant, il était parvenu à faire comprendre à son maître qu’une menace approchait. Alors, avec un brin de scepticisme, l’homme avait soigneusement éteint le feu et tous deux s’étaient retirés dans un endroit difficile d’accès surplombant, à présent, les nouveaux arrivés.
La nuit était éclairée par mille étoiles et la température avait brusquement baissé. Les inconnus se réchauffaient autour d’un feu et partageaient un repas qu’ils avaient précautionneusement apporté avec eux.
- « Peut-être bien qu’on devrait lui donner quelque chose au mouflet ? Y vaudra pas grand chose s’il est tout raide demain ». - « T’as qu’à lui donner le sein puisque tu t’prends pour sa mère, Ah ! Ah ! Ah ! ».
Et les voilà qui se mettent tous à rire, même celui qui venait de se faire moucher.
- « J’m’en vais quand même lui donner un morceau d’bœuf, vous m’remercierez quand le butin s’ra dans nos pognes ! ». - « Oh, la maman, file-lui donc un coup de gnole, ça l’réchauffera l’bambin pour la nuit ».
Il n’en fallut pas plus pour que des rires gras s’échappent à nouveau de leurs grossiers gosiers. Celui que les autres nommaient la « maman » s’approcha d’un sac de toile beige. Il délaça des liens et entreprit d’en sortir le contenu ; un enfant de sept-huit ans, blond et terrorisé comme un oisillon tombé du nid. En le voyant, John ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de recul qui resta silencieux. L’Intriguant n’eut pas la même veine car dans sa stupéfaction, il ne put s’empêcher de hennir, ce qui n'échappa pas aux malfrats.
En un éclair, ils avaient leurs armes à la main et leurs regards balayaient la masse rocheuse d’où le hennissement était parti.
Toujours protégé par l’obscurité, l’étalon se mit à remuer uniquement le dos. John comprit très rapidement cette fois-ci que son cheval lui conseillait de lui ôter sa selle, ce qu’il fit prestement. A peine la dernière sangle lâchée, le cheval s’écarta de son maître, d’abord lentement, puis une fois assez loin, bruyamment, de sorte que l’attention des bandits fut attirée à un autre endroit que celui où se terrait John.
- « Là ! Là ! Regardez donc ! C’est ce satané cheval qui nous a fichu la trouille ! »
- « Attends, attends ! Y a rien qui me dit qu’son maître n’est pas dans le coin. Jim va donc voir là-haut s’il n’y a pas un cow-boy de planqué !».
- « Pourquoi moi ? C’est toujours moi qui risque de me faire trouer la peau ! Y en a marre ! ».
- « Arrête de râler et fais c’qu’on te dit ! A t’écouter tu voudrais toucher ton fric sans jamais bosser. T’as donc rien retenu des leçons d’papa ?».
-« Si tu crois qu’le vieux s’rait fier de nous voir aujourd’hui faire c’qu’on fait, tu t’mets l’doigt dans l’œil mon pauvre Martin ».
- « Cesse de la ramener, une fois dans ta vie, tu veux pas ? Et puis si le vieux voulait pas qu’on fasse ce genre de chose, il n’avait qu’à nous laisser d’l’argent au lieu d’mourir comme ça, sans le sou. C’est bien beau d’avoir des manières, mais ça nourrit pas son homme».
-« Vous avez pas fini tous les deux d’vous chamailler comme des gamins, on vous entend d’la ville, j’suis sûr. Vous voulez quoi, qu’le shérif vienne directement à nous. J’me demande vraiment si j’ai bien fait d’vous mettre dans le coup », les coupa avec autorité Brad, le plus âgé et certainement le chef de la bande. Il avait réussi à attraper au lasso l’Intriguant, ou peut-être est-ce l’Intriguant qui s’était laissé prendre, mais il n’en fut pas moins fier comme un banquier en montrant aux autres l’animal.
- « Maintenant, poursuivit-il, on va gentiment se calmer. Si ce cheval à un maître, tant pis pour lui, parce qu’il est si magnifique qu’il vient de changer de propriétaire. T’entends, cria-t-il en direction des rochers, t’as plus de cheval à présent. Alors peut-être bien que tu as une arme, mais méfie-toi avant de t’en servir, parce qu’on est pas des gentils-gentils, t’entends du chnoc ?»
Egal à lui même, l’Intriguant se mit à hennir de rire en réponse aux propos du malfaiteur. Il imitait à merveille le rire humain de sorte qu’il était impossible de ne pas comprendre qu’il se fichait complètement des voleurs d’enfants. Ç’en était tellement drôle que le pauvre enfant malgré toute la tristesse qu’il éprouvait d’être loin de ses parents et de subir la rudesse de ses ravisseurs éclata à son tour d'un rire joyeux qui alla résonner dans le cœur de John.
Brad, vexé sortit son revolver de son étui et se mit à vider l’arme vers le ciel. Les coups de feu mirent fin aux rires de l’enfant et du cheval en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire.
Et puis, parce que la vie est ainsi faite, les cinq hors la loi s’esclaffèrent à leur tour, fiers de leur supériorité. Pourtant, ils n’étaient pas au bout de leur surprise.
C’est Jim qui le premier cessa de rire en entendant quelque bruit venu de la pénombre. Il somma les autres de tendre l’oreille afin qu’ils puissent s’en rendre compte par eux-mêmes. Ils firent silence. Mais, c’était plus qu’un simple bruit qui se faisait entendre au loin, ce n’était pas des bruits de pas, non, cela ressemblait à la parole humaine, une sorte d’onomatopée, comme un rire. Oui c’est cela, on riait dans la pénombre et on approchait.
Les cinq bandits n’en crurent pas leurs yeux. Non plus que l’enfant et le cheval. Pour ce qui est de l’animal, c’est moins sûr, alors disons que les humains accueillirent, les yeux écarquillés, le drôle d’hurluberlu qui descendait des rochers.
Il portait un costume de couleur vive, du rouge pour la veste, du jaune pour le pantalon. Il avait d’énormes et longues savattes. Plus il approchait, plus il était surprenant. Son visage était blanc comme de la craie, mais sa bouche était démesurément agrandie dans un sourire rouge éclatant. Son nez aussi était rouge et rond comme une balle. De grands sourcils noirs lui donnaient un air malicieux, quant à ses cheveux oranges, c’était bien la première fois que tous ici présents, voyaient ça.
Il était tout près d’eux ; il les regardait droit dans les yeux, sans cesser de rire, jusqu’au moment où il croisa le regard de l’enfant mi-émerveillé, mi-apeuré. Alors, il revint se mettre bien en face de Brad, puis le spectacle commença vraiment.
Sa cravate se releva et un jet liquide fut projeté dans les yeux du chef de la bande. Ce dernier surpris appliqua rapidement ses mains à l’endroit où il reçut l'éclaboussure. Le clown en profita pour lui soutirer ses colts avec lesquels il fit sauter les chapeaux des autres comparses et cela en un clin d'oeil.
Ainsi tenus en respect les mains en l’air par l’Auguste, l’Intriguant, lui, continua ses prodiges en passant derrière chacun des bandits leur subtilisant de ses lèvres leurs revolvers qu’il jeta à terre. Les facéties de John n’en finissaient plus, encouragé par le rire de l’enfant, il exaltait de bonheur en liant les pieds et les mains des ravisseurs. Ils se moquaient d’eux par des grimaces plus déconcertantes les unes que les autres ; il faisait mine de pleurer en les voyant ainsi. Il mimait le fait qu’ils allaient finir en prison ou peut-être pendus, il était si drôle que même Jim s’esclaffa de rire. Inutile de dire combien il se fit rabrouer par son frère.
Depuis ce jour, John n’a cessé avec l’Intriguant de parcourir les routes à la rencontre de milliers d’enfants, juste avec une sorte de sac marin long comme un édredon ficelé à l’arrière de sa selle renfermant le costume de clown qu’il avait acheté pour les cinq ans de son fils et avec lequel il l’avait fait tant rire ce jour-là.
Il est ainsi devenu, l’Auguste le plus célèbre de l’Ouest. Et à travers les milliers de rires qu’il déclenchait sur son passage résonnait à jamais en lui le rire de son enfant.
Date de création : 06/07/2007 @ 09:41
Dernière modification : 05/09/2009 @ 14:32
Catégorie : Nouvelles
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